Le logo du partenariat des bicentenaires nord-américains de David Thompson est le fruit d’une collaboration entre des graphistes travaillant pour Parcs Canada, les tribus confédérées Salish et Kootenai de la nation Flathead à Pablo (Montana) et le Rockies Network de Fernie, en Colombie-Britannique. Ce logo est riche d’une symbolique reflétant non seulement l’époque de la traite des fourrures mais aussi l’influence qu’ont eu ce commerce et les développements historiques qui en ont découlé sur les paysages du continent, la diversité culturelle, les relations entre les différents groupes et l’idée qu’on se fait aujourd’hui de l’Amérique du Nord. Ce logo reflète également une vision de l’avenir qui s’inspire de l’exploration de la nature qu’a menée David Thompson sur ce continent, de l’engagement de ce dernier en faveur de relations interculturelles respectueuses, du sens aiguë de l’équité en matière de commerce dont il a fait preuve tout au long de sa vie professionnelle et de son enthousiasme tranquille mais inaltérable pour l’aventure. Ce logo nous invite à nous inspirer de l’héritage de David Thompson pour le présent et l’avenir, à explorer ce que fut notre continent, à examiner en détail ce qu’il est devenu aujourd’hui et à réfléchir à ce que nous aimerions que l’Amérique du Nord devienne.
Les points cardinaux autour du cadre portant la peau de castor symbolisent l’étendue de la traite des fourrures en Amérique du Nord. Ils commémorent également l’exceptionnelle contribution de David Thompson en tant qu’arpenteur et cartographe. Les points cardinaux font également référence aux autres négociants et explorateurs qui possédaient les mêmes qualités d’esprit que Thompson.
Le cadre portant la peau commémore la participation des Premières nations à la traite des fourrures et symbolise l’ensemble des besoins matériels qui lie chacun d’entre nous à une forme ou une autre de marché grâce auquel nous survivons et assurons la perpétuation de nos familles, de nos cultures et de nos modes de vie. Le cercle est également la forme qu’avaient les jetons utilisés par les commerçants de fourrures pour marquer la valeur de ces dernières dans le cadre du troc contre d’autres biens. Ces jetons commémorent le développement de la première économie monétaire de l’Amérique du Nord et le début d’une transition vers une nouvelle relation avec le continent et entre ses résidents.
Une marge bleue, symbolisant l’éternité, flotte au-dessus de la surface de la peau tendue. Au centre se détache un canoë dont la conception est restée essentiellement la même depuis son perfectionnement par les peuples autochtones de l’Amérique du Nord après des milliers d’années d’utilisation. Le canoë symbolise le lien historique et permanent qui nous rattache aux bassins hydrographiques de ce continent. À la proue de ce canoë est assise Charlotte Small, la femme Métis qui est restée au côté de David Thompson tout au long de la vie de ce dernier.
À la poupe se tient David Thompson en personne. Les deux personnages propulsent le canoë vers l’avenir. Ces icônes symbolisent la coopération interculturelle ainsi que les liens familiaux serrés et solides qui ont permis à David Thompson d’explorer le continent.
Dans le ciel, on distingue la Grande Ourse, qui pointe vers la Petite Ourse où se trouve l’étoile polaire qui a si souvent guidé Thompson et qui symbolise encore aujourd’hui une réalité essentielle. Le canoë flotte au-dessus d’une vague qui marque la surface de l’eau au delà de laquelle reposent les souvenirs les plus profonds de notre long voyage à travers les temps. Le castor symbolise la continuation de la vie, de l’époque de la traite des fourrures jusqu’à nos jours et dans l’avenir, sur ce continent et partout ailleurs sur la planète.
« Le continent que nous avions; le continent que nous avons; le continent que nous voulons »
Pour nous toucher en tant que Nord-américains d’aujourd’hui, l’initiative des bicentenaires de David Thompson doit connecter le passé et le présent de façon à nous faire réfléchir à ce que nous avions, à ce que nous avons aujourd’hui et à la manière dont nous aimerions vivre sur ce continent dans l’avenir.
Ce slogan invite les personnes qui participent à cette initiative à réfléchir à quoi ressemblait ce continent dans le passé. Il nous invite à explorer comment ses rivières, ses bassins hydrographiques et ses écorégions y ont évolué pour s’adapter à son caractère et son climat changeants, comment sa faune diverse et abondante est apparue et comment les Premières nations vivaient sur ces territoires avant que ne se répande la traite des fourrures. Ce slogan invite les participants à explorer les styles de vie, les traditions et le sentiment d’appartenance des peuples autochtones qui furent mis sur le devant de la scène avec ce commerce.
Ce slogan nous invite à examiner la nature de la traite des fourrures et la manière dont l’attitude et le comportement des acteurs de ce commerce furent influencés par le contact avec l’environnement et les peuples autochtones. Ce slogan nous invite également à faire ressortir les types de relations qui furent essentiels pour le développement de la traite et la manière dont ces relations ont influencé le milieu culturel changeant de tout le continent.
Ce slogan nous invite aussi à explorer comment les relations entre les peuples et les cultures s’établissaient avec, en toile de fond, les réalités géopolitiques souvent conflictuelles du moment. Il invite les Nord-américains à se poser des questions sur leur histoire : « Que possédions-nous? De quoi avions-nous besoin? Que vendions-nous? »
Ces questions nous invitent à trouver une signification durable et concrète à cette initiative dans la comparaison des circonstances écologiques, culturelles et commerciales du continent pendant la traite des fourrures avec celles du présent. Le slogan des bicentenaires nous invite à comparer ce qui importe dans notre style et notre lieu de vie à ce qui importait pour les gens qui vivaient à l’époque bénie de la traite des fourrures.
Finalement, ce slogan nous invite surtout à réfléchir à ce que nous avons appris sur la façon de vivre ensemble sur notre continent au cours des derniers deux cents ans et à ce que nous aimerions faire différemment et améliorer dans l’avenir.
Ce slogan peut également être adapté à de plus petites échelles de comparaison. Il invite les participants à comparer la région ou la communauté qu’ils ont connue par le passé à ce qui les entoure aujourd’hui et à réfléchir à l’évolution possible dans l’avenir. L’objet de cette initiative est de faire revivre l’esprit de David Thompson et de ses paires dans notre présent et au-delà.